MON HISTOIRE

LE COMMENCEMENT

 

Je m’appelle Kevin Pierre Fok Seang. Ma venue au monde a été déclenchée le 8 avril 1993, 4 semaines avant la date prévue de l’accouchement.

Depuis le 5ème mois de grossesse de ma mère jusqu’à ma naissance le cordon ombilicale était autour de mon cou ce qui engendrait des arrêts spontanés de mon cœur.

J’ai grandi fils unique dans un environnement familial où il y avait des disputes, de l’ignorance, de la rancœur, mais aussi énormément d’amour.

La plupart de mon enfance était centré autour de ma mère. Me sentant responsable de sa protection et de son bien être, j’ai dormi dans son lit jusqu’à l’âge de 8 ans. Elle était présente physiquement mais absente émotionnellement. Parfois de bonne humeur et connecté et la plupart du temps préoccupé, elle avait énormément de difficulté à gérer ses propres empreintes, traumas et émotions. Elle me partageait la plupart de ses ressentis. Je n’osais pas partager mon besoin d’être vu et entendu par peur de la déranger dans ses propres pensées. Quand elle pleurait, je la regardais, mettant mes propres besoins de coté.

Ses blessures et réussites étaient les miennes et parce que j’étais son seul confident, j’ai pris la responsabilité de la sauver de sa peine mais en vain, elle était et restait, malheureuse. Mon père lui, nous aimait énormément. Il avait lui aussi sa propre manière de s’échapper en buvant par période et se sacrifiant au travail pour subvenir aux besoins de notre famille.

J’ai vécu toute mon enfance avec une rancœur immense contre mes parents car je savais que la question n’était pas « est-ce qu’il vont se séparer ? » mais « quand est-ce qu’ils vont se séparer ».
De là, je suis devenu un « adulte » à 6 ans lorsque j’ai demandé à mes parents de prendre leurs responsabilités et de se séparer car je n’en pouvais plus de cette situation. 

Éventuellement 7 ans après, cela c’est fait. Et cela n’a fait qu’augmenter mon anxiété et ma peur d’être seul, abandonné.

J’ai alors appris qu’une relation commençait avec une horloge. Que l’amour de dure pas. Qu’il faut rester plus longtemps que ce qu’on devrait dans une relation pour ne pas être seul et que je dois secourir les demoiselles en détresses.

LA RELATION AVEC MON CORPS

Mon corps avait découvert un moyen d’arrêter les disputes de mes parents, parfois de les unifier et aussi de les séparer. Je faisais des crises d’asthmes et devenait bleu dû au manque d’oxygène. Je développais aussi un violent eczéma qui se déclarait sur tout mon corps où je me grattais parfois jusqu’au sang. Quand cela arrivait, ma mère me passait de la crème sur tout le corps et elle arrêtait de se préoccuper de ses propres soucis. Dans ces moments là, elle n’était pas malheureuse. Elle était enfin émotionnellement disponible, me donnant la connexion dont j’avais besoin. Lorsque je faisais une crise d’asthme, mon père, ma mère ou même parfois ensemble, m’emmenaient faire une ballade en voiture pour que je me calme. Ils étaient donc soit séparés, soit unifiés mais le principal c’est qu’ils ne se disputaient pas, mais prenait soin de moi.

Plus tard, j’étais inconsciemment convaincu que le sport de haut niveau me permettrait de quitter l’environnement familial. Par la performance, je me créais une porte de sortie qui se referma à 14 ans, quand j’eus un accident de voiture avec mon coach. Un signe de l’univers me redirigeant dans une autre direction et un élément clé dans le choix de ma future carrière. J’ai arrêté le squash, perdu confiance en moi et aussi en toute figure masculine dans ma vie.

Dans mes relations amoureuses, je me liais aux demoiselles qui possédaient les mêmes blessures que moi. Une immense peur d’être seul et abandonné. Je prenais le rôle de sauveur ce qui me permettait de ne pas faire face à ma propre peur de me retrouver seul. Mon besoin excessif d’être reconnu et choisi ne s’arrêtait pas là. J’étais accro à la sensation d’être choisi. J’écoutais les autres qui me disaient que j’avais perdu ma jeunesse en ayant fait que des relations longues. Donc pour « rattraper » le temps perdu, j’ai été plusieurs fois infidèle, voulant sauver plus de femmes de leurs peines, être choisi de nouveau et encore une fois, ne pas être seul. Après tout, si je n’étais pas le héros dans l’histoire d’une femme, qui étais-je ?

Ces dynamiques relationnelles que je créais m’ont amené un tel dégout et honte de moi-même que je devenais impuissant, incapable de me regarder dans le miroir et incapable regarder ma partenaire dans les yeux. Mais je n’écoutais toujours pas ce que mon corps me disait. J’avais des crises de paniques. Je mentais pour me protéger. Je disais oui à des choses que je ne voulais pas. Et je continuais à me surentraîner physiquement 5 fois par semaines croyant quand faisant plus, je mériterais plus.

J’étais arrivé à un point où j’avais mal au dos tous les jours, mon estomac était enflammé, j’avais des gaz, je n’arrivais pas à penser clairement. Et pour me distraire de tout cela, je continuais à répéter encore et encore ces comportements qui me menaient à de pauvres résultats dans ma vie, essayant tant bien que mal de maintenir la façade d’un homme épanoui.

 

J’AI TOUJOURS EU UNE DIRECTION

Elle était simple : quitter l’environnement familiale et devenir Kinésithérapeute. Lorsque s’est arrivé, mon objectif était atteint mais mon mal-être restait intact.

Je me suis alors dit qu’il y avait quelque chose d’autre, plus profond.

Les douleurs physiques ont commencé environ 10 ans près mon accident de voiture. J’arrivais de moins en moins à m’entraîner ce qui n’a fait qu’augmenter mon anxiété à la performance. J’ai perdu 6 kilos en 6 mois et finalement attiré ce qu’était une de mes plus grande peur : perdre mon armure physique. Je ressentais un décalage. De l’extérieur, j’avais tout. J’ai habité dans 4 pays différents. J’avais une partenaire charmante, une profession bien vue, des relations amicales plus que satisfaisantes, un salaire correcte, tout le monde me connaissait et m’appréciait.

Pourtant à l’intérieur, j’étais misérable.

Un master en Kinésithérapie en poche, j’avais la firme perception que d’être au service des gens et de me dévouer à leur guérison était le saint-graal et la validation externe dont j’avais besoin. Mais la manière dont j’approchais mon métier me permettait de faire ce que j’ai toujours fait avec ma mère.

Prendre la responsabilité du bien-être de mes patients devenait un moyen pour moi, de me soigner et de ne pas regarder mes douleurs que j’avais à l’intérieur de moi.

J’ai réalisé alors que ce que je voulais en fait, c’était de me guérir.

Et cette réflexion que je me suis faite a été le déclencheur de bien des évènements : « Si je suis plus malade que mes patients physiquement et mentalement, quel type de soignant suis-je ? Et quel exemple je donne ? »

 

MON CORPS NE REPONDAIT PLUS

Je ne prenais plus de décision et je ne comprenais pas ce que je ressentais. J’en ai eu assez de vivre dans l’anxiété. Il était temps de guérir et faire tout ce qu’il y a, à faire pour prendre ma vie en main et en être l’acteur. Après une série de plusieurs évènements me menant au pied du mur, je me rappelais avoir contacté une personne que j’avais rencontrée dans un Fitness où j’avais travaillé à Bruxelles. Je ne comprenais que très peu ce qu’elle faisait et les vidéos qu’elle postait mais ce que je savais, c’était que je voulais travailler avec elle. Après lui avoir demandé de l’aide puis refusé me trouvant des excuses une semaine après lui avoir dit oui, nous avons commencé à travailler ensemble.

De commencer à travailler avec les personnes qui vivent et pratiquent le travail qu’ils font sur eux-mêmes a été la pierre à l’édifice dont j’avais besoin dans mon évolution.

J’ai commencé à voir l’équilibre dans tout ce que je faisais et voir les situations et actions que je faisais me menant à mentir pour me cacher.

J’ai commencé à comprendre ce que je ressentais et le communiquer à ma partenaire sans avoir de doutes et à vouloir justifier ce que je dis. J’ai pardonné à mes parents ce qu’ils avaient fait ou pas fait et j’ai compris pour la première fois que mes traumas et mes difficultés étaient ma magie et non pas mes fardeaux.

La confiance que j’ai construite m’a permise de faire germer en moi l’idée de commencer mon activité de consultant afin de partager et de guider les personnes en manque de clarté à créer leurs propres directions. Trois mois après j’interrompais ma carrière dans le monde médical pour me consacrer à plein temps à cette nouvelle aventure dans laquelle je me sens revivre.

Construire et enseigner le programme de guérison que mon âme a toujours voulu que je construise a été une révélation pour moi.

Lorsque je retrace les grands titres de mon histoire, je vois un enfant dans un corps d’adulte ayant honte de ses désirs, peur d’être seul et adoptant des stratégies apprises, pour s’échapper de son mal-être.

 

 

Aujourd’hui

Je me lève le matin à l’heure que je veux. Je m’entraîne l’esprit léger sans m’obliger à m’infliger une vision du succès qui n’est pas la mienne.

Je me sens décisif et puissant dans mes dynamiques relationnelles que je crée sans avoir besoin de contrôler l’avis des gens ou de sacrifier mes désirs et mon expression pour être validé par mon entourage et la société. Je suis clair, je comprends et j’assimile ce que je ressens et lorsque je n’y arrive pas, j’ai les outils pour le faire. Mon « oui » a maintenant de la valeur car je suis capable de dire « non » et de le communiquer sans avoir à contester ma propre parole. J’ai réussi à me pardonner et à lier les morceaux égarés du puzzle de mon histoire. Le mensonge ne fait plus partie de ma vie et je n’ai plus besoin d’être le héro dans l’histoire d’une autre personne.

Tout cela me permet de vivre engagé, de vivre de l’activité que j’ai crée et de partager des conversations profondes et sensées avec mes clients, mes amis et ma partenaire.

Vivre une vie d’expression, de liberté et d’intention veut dire de choisir d’incarner le warrior, le souverain et le magicien qui est en nous.

Et la chose la plus extraordinaire à propos de cela est que plus nous montons en puissance, plus nous emmenons les autres avec nous.

AUCUNE partie de nous n’est à rejeter. Ces parties ne demandent qu’à être vues, entendues et exploité.

 

C’est pour cela que j’ai créé « Brotherhood ».

Ce n’est pas une thérapie, c’est un entrainement mental, physique et spirituel.

En apprenant aux hommes à se reconnecter à leur cœur et cultiver leur masculinité, je les aident à être décisif, puissant et compréhensif pour que leur partenaire retombe amoureuse, qu’ils aient une présence magnétique et qu’ils comprennent et assimile ce qu’ils ressentent afin de le communiquer avec efficacité.

Ainsi mes clients deviennent des personnes déterminées à être puissant et compréhensif dans leurs relations. Ils veulent pratiquer et partager leurs talents avec amour, puissance, impact en recevant les fruits du cadeau qu’ils apportent au monde. Ils ont appris par leurs expériences qu’ils ne veulent plus continuer à construire une vie dans laquelle ils sont constamment obligés de fuir. Dans l’intention de s’engager envers eux même, ils choisissent une vie de souveraineté, être claire de leur mission et décisif dans leurs actions.